De nombreux ours ont été apperçus dans la région au cours des dernières semaines.
Entre autres dans des champs d'avoine, avant et après la récolte. Nos amis Bretons, de passage à Rousseau en ont été témoins!
Il faut se demander si la population d'ours n'est pas trop élevée et s'il ne faudrait pas autoriser la reprise de la chasse à l'ours.
À titre d'information, voici des extraits d'un article du Rue Frontenac à ce sujet.

 

Ours noirs nuisibles — Retour de la chasse automnale ?      
 
Écrit par Louis Mathieu Gagné   
Rue Frontenac, Jeudi, 01 octobre 2009 15:59
 

Le gouvernement doit réinstaurer la chasse automnale sans restriction à l’ours noir pour contrer les problèmes de nuisance grandissant qui ont nécessité une hausse fulgurante d’interventions d’agents de la faune près de zones urbaines cette année.

 
 

C’est du moins l’avis de la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs (FQCP). L’organisme, qui regroupe quelque 125 000 membres, y voit la solution pour contrôler l’abondance de l’ours noir près des zones habitées par l’homme qui s’est traduit, il y a quelques semaines, par l’attaque mortelle d’un ours à La Tuque, en Mauricie.

Si le mauvais temps estival est à l’origine de la rareté de la nourriture de prédilection des ours que sont les petits fruits, la FQCP croit que cela n’est qu’une partie du problème.

« Les ours sont omnivores et ils ont un régime alimentaire très diversifié. Ils mangent de tout, comme des insectes, des charognes, des déchets. L’absence de petits fruits est une partie de la réponse, mais c’est trop simpliste de dire que c’est l’unique facteur aux problèmes actuels », affirme Michel Baril, biologiste à la FQCP.

Un inventaire en hausse

La population d'ours noirs est telle que leur débordement en zones urbaines est inévitable, croit M. Baril. Lors du dernier recensement du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), qui date de quelques années déjà, le gouvernement estimait sa population à quelque 70 000 individus. Aucun inventaire n’a depuis été réalisé.

M. Baril estime donc que leur nombre est sous-estimé présentement et que c'est la forte population d’ours noirs qui les pousse vers les zones habitées. « L’ours n’a pas peur de l’homme et il sait qu’il peut trouver facilement de la nourriture où il habite », dit-il.

 
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Depuis 2006, date du dernier plan de gestion de cette espèce de mammifères, la chasse à l’ours noir a été largement limitée au profit de celle du printemps. Non seulement est-elle restreinte dans le temps, elle l’est aussi sur le plan des zones de chasse.

La pleine chasse automnale permettrait donc de régler les problèmes de surabondance et la capture d’animaux importuns qui menacent la population humaine. De plus, elle diminuerait la nuisance au niveau des cultures agricoles et les risques d’accidents routiers et de transmission de maladie, affirme la Fédération.

Le MRNF n’a pas voulu donné suite jeudi aux demandes d’entrevue de RueFrontenac.com sur la possibilité de réinstaurer la chasse automnale. Un porte-parole a cependant indiqué par courriel que le ministère ferait connaître d'ici quelques jours ses intentions en matière de gestion de l’ours noir.